Carmina Burana - Fête de la Musique

De Karl Orff
Création le 8 juillet 1937 à l'Opéra de Francfort.
Opera Junior / Jeune Opéra et Petit Opéra
Choeur Symphonique de Montpellier Languedoc Roussillon
Choeur Régional PACA
Sous la direction Michel Piquemal
Carmina Burana est une musique scénique composée par Carl Orff en 1935-1936.
Son nom complet, en latin, est Carmina Burana : Cantiones profanae cantoribus et choris cantandae comitantibus nimbus instrumentis atque imaginibus magicis, ou « Poèmes de Beuren : Chansons profanes pour chanteurs et chœurs devant être chantées avec instruments et images magiques ».
Carmina Burana est une partie de Trionfi, une trilogie musicale incluant également les cantates Catulli Carmina et Trionfo di Afrodite.
Le mouvement le plus célèbre est le chœur O Fortuna, à la fois le premier et le dernier mouvement de l'œuvre.
L'Histoire
L'œuvre d'Orff est fondée sur 24 poèmes médiévaux tirés d'un recueil appelé Carmina Burana. Ce nom signifie littéralement: "Poèmes de Buren" ou "Chants de Buren", en référence au monastère de Benediktbeuern, où ont été trouvés les manuscrits.
Orff entra en contact avec ces textes pour la première fois dans Wine, Women, and Songs, publié par John Addington Symond en 1884, qui comprenait une traduction en anglais de 46 poèmes du recueil. Michel Hofmann, étudiant en droit et amateur de latin et de grec, a aidé Orff à sélectionner et organiser 24 de ces poèmes afin de former un livret.
Le livret contient donc des textes en latin, moyen haut allemand et très vieux français. Les sujets, profanes, dont il traite sont nombreux et universels : la fluctuation constante de la fortune et de la richesse, la nature éphémère de la vie, la joie apportée par le retour du printemps, les plaisirs de l'alcool, la bonne chair, le jeu, la luxure... etc
Quelques rares poèmes ont une notation musicale schématique en neumes, mais Orff ne s'en n'est pas inspiré : cette notation lui était-elle étrangère, ou bien pensait-il que la musique du Moyen Âge n'intéresserait pas son public ? Ce n'est que depuis 1950 environ que l'on s'est intéressé à redécouvrir les musiques du Moyen Âge, malgré les tentatives de musiciens comme Jacques Chailley et la résurrection du grégorien par l'Abbaye Saint-Pierre de Solesmes, leurs interprétations et leurs instruments, grâce notamment aux musiques ethniques de tradition orale.
Le propos
Le style musical d’Orff exprime un désir d'accessibilité et de communication directe.
Carmina Burana ne contient quasiment pas de développement au sens classique du terme et sa polyphonie est généralement simple. Orff évite les complexités harmoniques et rythmiques, ce qui, esthétiquement, déplaît à plusieurs musiciens. Malgré de fréquents changements métriques, cette simplicité tranche avec la complexité de certains de ses contemporains, tels que Bartok, Stravinski ou Schönberg.
Mélodiquement, Orff s'est inspiré de compositeurs de la fin de la Renaissance et des débuts du baroque tels William Byrd et Claudio Monteverdi.
Contrairement à certaines croyances, il ne s'est pas inspiré des quelques mélodies neumatiques (notées succinctement en neumes) du manuscrit.
Ses orchestrations chatoyantes montrent l'influence de Stravinski, en particulier de Noces. Pour Orff comme pour Stravinski, le rythme est l'élément principal de la musique.








