The Golden Vanity





L'Histoire
Tiré d’une ballade anglaise du XVIe siècle, The Golden Vanity est une courte œuvre scénique pour voix d’enfants et piano.
Elle avait été commandée à Britten par les célèbres petits chanteurs de Vienne qui la créèrent en 1967 au Festival d’Aldeburgh.
L’histoire est celle d’un très jeune marin, brave et courageux, qui sert sur le Golden Vanity.
Il se porte volontaire pour couler un bateau pirate menaçant son navire.
En échange, il demande à son capitaine la main de sa fille.
L’officier accepte le marché.
Mais revenu victorieux, le petit héros est trahi par le capitaine qui le laisse se noyer.
Les membres d’équipage finissent par lui lancer une corde et le hissent à bord, mais trop tard.
Pour rester dans l’univers maritime, le Chœur d’Enfants, dans un tout autre registre, chante des Chansons de bord de Henri Dutilleux
Ces chansons harmonisées pour chœur d’enfants à trois voix composées en 1954 racontent des histoires de marins, de la Marion qui s’en est allée et des histoires de navires corsaires.
Le propos
Le propos de Catherine Vasseur, Metteur en Scène :
Notre intention première a été de trouver une cohérence dramaturgique entre les Chansons de Bord de Henri Dutilleux et The Golden Vanity de Benjamin Britten.
Ainsi, nous sommes donc à l’ouverture du spectacle dans un espace dramatique qui raconte la vacance de travailleurs, de marins, attendant l’enrôlement.
Là, on se raconte ses souvenirs, on partage une culture commune.
The Golden Vanity déclenche l’enrôlement, la prise de rôle ; c’est alors qu’on voit se former les équipages et à l’intérieur de chacun la hiérarchie des fonctions.
De la terre, nous sommes passés à la mer, où se déroulera toute l’action dramatique.
À partir des éléments présents au plateau mais aussi des tenues de la première partie, seront recomposés un espace nouveau et de nouveaux costumes qui identifieront clairement les parties en présence (les marins anglais et les pirates : l’ordre et le désordre, la rigueur et la rébellion).
Nous nous servirons des corps et des costumes pour cerner la forme des navires, par un effet de puzzle qui peut se faire et se défaire.
Les équipages sont les bateaux et à l’intérieur sont distingués les solistes.
Chaque interprète participe à la tension dramatique de l’oeuvre : comment le personnage vit la situation, comment le personnage regarde l’action en train se faire, comment le personnage raconte ce dont il a été témoin. Ces trois niveaux de narration et de jeu sont présents dans le livret mais aussi musicalement.
Sur un plateau dépouillé, quelques éléments çà et là aideront au repérage des jeunes interprètes dans l’espace.
Il s’agit de matérialiser le coeur des bateaux (le mât, une voile, un drapeau, la vigie …), en recyclant des ustensiles, des objets qui n’appartiennent peut-être pas à la marine : des « piliers » autour desquels les corps se déploient.








