Scoubidou, la poupée qui sait tout






Opéra pour enfants
De Jean-Michel Damase
D'après les Contes de la rue Broca de Pierre Gripari
Opéra Junior
Classe Opéra
L'Histoire
Bachir voudrait un vélo mais Saïd, son père, l’épicier de la rue Broca à Paris, n’a pas les moyens de lui en acheter un tout de suite. Il préfère différer cet achat d’un an ou deux, sous prétexte que l’enfant va grandir et que le vélo sera rapidement trop petit.
C’est là qu’intervient Scoubidou, la poupée de Bachir, une poupée magique paraîtrait-il... qui, les yeux bandés, y verrait plus clair qu’en plein jour ! Elle voit effectivement que le vélo n’est pas prévu pour tout de suite…
Alors elle embarque sur un navire et fait le tour du monde pour trouver « un tout-petit vélo, poil de chameau, avec deux roues, poil de hibou, avec une sonnette, poil de crevette... » pour son ami Bachir.
Après de multiples péripéties, tout est bien qui finit bien, Bachir obtient le vélo tant désiré.
Le propos
Cet opéra est tiré des Contes de la rue Broca, écrits par Pierre Gripari et illustrés par Claude Lapointe aux éditions de la Table Ronde en 1967.
Les Contes de la rue Broca regroupent treize récits (La Sorcière de la rue Mouffetard, Le Géant aux chaussettes rouges, Roman d'amour d'une patate…).
Chaque histoire commence rue Broca chez l'épicier Saïd, dont les enfants jouent dans la boutique et guettent les visites de Monsieur Pierre, un client fidèle qui connaît des dizaines d'histoires.
« La rue Broca est courbe, étroite, tortueuse et encaissée. De par l'anomalie spatiale que je viens de signaler, bien qu'à chacune de ses extrémités elle débouche sur Paris, elle n'est pas tout à fait Paris. Peu éloignée, mais sur un autre plan, souterraine en plein air, elle constitue, à elle seule, comme un petit village. Pour les gens qui l'habitent, cela crée un climat tout à fait spécial.
D'abord, ils se connaissent tous, et chacun d'eux sait à peu près ce que font les autres et à quoi ils s'occupent, ce qui est exceptionnel dans une ville comme Paris.
Ensuite, ils sont, pour la plupart, d'origines très diverses, et rarement parisienne. J'ai rencontré, dans cette rue, des Kabyles, des pieds-noirs, des Espagnols, des Portugais, des Italiens, un Polonais, un Russe... même des Français !
Enfin, les gens de la rue Broca ont encore quelque chose en commun : ils aiment les histoires.
»
Pierre Gripari, 1966






